Filmer Plozévet en ethnographe dans les années 1960

“Les gens de St Demet”. Des anthropologues derrière la caméra : Filmer Plozévet en ethnographe dans les années 1960.

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En se développant au Musée de l’Homme dans l’après-guerre, le cinéma ethnographique vise à conjuguer démarche filmique et démarche scientifique. Plusieurs grande figures contribuent alors à cet essor, avec notamment la création du Comité du film ethnographique (CFE)1 en 1952.

Parmi ces pionniers émerge la personnalité tutélaire de Jean Rouch2, ethnologue spécialiste de l’Afrique, promoteur infatigable à la filmographie impressionnante3. Selon lui, seul « l’ethnographe est celui qui peut savoir quand, où, comment filmer »4. Monique Gessain, elle aussi « africaniste », s’est formée tôt à la pratique cinématographique. Partageant parfois son terrain avec son mari, Robert (qui, un temps, sera trésorier du CFE), ils produisent ensemble un film sur les rites d’initiation en pays coniagui, Le temps du caméléon, (1955). Ici la caméra, mieux que de longues descriptions scripturaires, rend compte de pratiques, de traditions et de mœurs. Cette conception du cinéma ethnographique préside-t-elle à l’entreprise filmique qu’ils ont eu à Plozévet ?